-M- (Qui de nous deux, le Baptème, le Tour de -M-, Labo M)

-M- (Qui de nous deux, le Baptème, le Tour de -M-, Labo M)
* Le Baptême (1997)

Pas encore le -M- que l'on connaît, cet album porte bien son nom, c'ets le premier contact entre son personnage et le public. Entre chansons avec beaucoup de (bonne) basse et de guitares déjà bien funky (« Souvenir du futur », « Machistador »), chansons avec des textes bien tournés (« manque de Q ») à l'atmosphère enfantine et sympa, d'autres jazzy ("la cigarette") et d'autres plus dispensables. Mais on sent naître un talent potentiel, avec son monde perso.

* Le tour de -M- (en public, 2001)

Au vu de sa reputation de bête de scène, un jour ou l'autre ce cd allait sortir. Il retrace donc sa triomphale tournée « je dis aime ». On retrouve ses tubes « je dis Aime », « Machistador », « Mama Sam »...Souvent metamorphosés, joués differement (mention spéciale à « je dis aime » dans une version énorme et survoltée), mais aussi des bonnes impros comme « le blues de souston ». -M- joue avec le public, instaure un climat de confiance, où son personnage délirant s'épanouit pleinement, avec shalom et les autres. Tout le monde semble s'éclater, le public comme les musiciens. Un vrai bon live comme on aimerait en voir plus.


* Labo M (instrumental, 2003)

Bien entendu on ne peux pas s'attendre au même genre de cd, c'est ici un instrumental, suprenant et intimiste (on l'y entend murmurer sur certaines chansons, et on tend l'oreille pour discerner les conversations et les samples...). Alternant chansons rock ("stan est stone") et atmosphère calme avec violoncelles et guitare classique (« les saules »), il nous livre des pépites, glanées dans son studio (le Labo M...) depuis 1996. Un disque apaisant, à conseiller à tout guitariste amateur de -M-...

* Qui de nous deux . 2003

Malgré le superbe single « qui de nous 2 » qui nous laissait espérer un album comme « je dis Aime », ce Cd marque une rupture chez Matthieu Chédid. Sonnant largement moins funky et sympa, moins de basses, mais plus de rock (« Mon Ego ») avec une écriture plus grave (« le Radeau », « Peau de Fleur »), -M- a concu ses trois albums comme une trilogie enfance-adolescence-adulte voila donc l'abum adulte,
un album qui s'épanouit pleinement en live (« gimmick »)....Un vrai changement...qui n'altère en rien la qualité de ses compositions ("ma melodie") et surtout de ses concerts, avec une tournée sans cesse allongée, affichant complet quasiment partout. -M- est surtout le seul artiste qui plaise autant à rock'n'folk qu'aux inrockuptibles et aux magazines adolescents.
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# Online seit Sonntag, 28. November, 2004 um 11:28

Buddy Guy - blues singer

Buddy Guy - blues singer
Voila le resumé de 100 ans de blues, 12 chansons au son sec et rapeux jouées seulement acoustique par Buddy Guy.
Ce mec est l'un des derniers bluesman mythiques américains (dont le jeu de guitare a largement influencé -selon ses propres dires- Jimi Hendrix)
Buddy, qui a invité pour l'occasion Eric Clapton et BB King, n'a rien trouvé de mieux que de reprendre les chansons de ses maitres (John Lee Hooker -à qui l'album est dedié-, Son House, Skip James...) aux noms pittoresques tel que "Lucy Mae", "Black Cat Blues", "Lonesome Home Blues"...Evidemment on peut craindre de tomber dans les gros clichés blues, l'image du vieux bluesman, qui joue devant sa porte un soir et par qui l'on sait d'avance que l'on va être fasciné. C'est brut, superbe de retenue et d'âme, et ca va aller directement dans ma serie albums reférents.
En plus de jouer divinement bien de la guitare (sans pour autant la mettre en avant), il pose delicatement sur les chansons une voix magnifique, qui prend litteralement aux tripes lorsqu'elle s'élève ("hard time killing floor").
Comment faire pour réécouter les bluesmen actuels qui font vraiment sourire après?
Le seul problème de ce genre d'album est qu'ils sont rares...

(Grammy awards du meilleur album blues/ Choc Jazzman)

# Online seit Freitag, 19. November, 2004 um 12:37

Geändert am Samstag, 12. Februar, 2005 um 06:22

The libertines - the libertines

The libertines - the libertines
Entre les Libertines, leurs potes Razorlight et les dissidents Babyshambles on peut dire qu'on en entend parler du rock anglais en cette fin d'année 2004.
Place aux rois, j'ai nommé les Libertines, ils ont fait toutes les couvertures de magazines rock de la planète à cause (grâce?) aux frasques d'un des leader : Pete Doherty, viré du groupe car trop accro à l'heroïne. Raconter tout ce qui est arrivé au groupe depuis l'enregistrement du premier album ("Up the bracket". 2002) serait trop long et le NME est la pour ca...Mais on tiens la le groupe le plus sex, drugs and rock&roll anglais depuis longtemps...Rien que pour ca je les aime deja.
La legende dira qu'il a fallu des vigiles pour empecher Doherty et Barat de se battre entre chaque prise lors de l'enregistrement chaotique de cet album (supervisé par un ancien des Clash : Mick Jones)...Pourtant l'ambiance houleuse ne se ressent pas sur cet album magnifique, un pur joyau brut. On croirait tenir la des bandes démos du groupe, tout semble spontané, fait dans l'urgence et le talent des libertines explose.
Ce qui n'était auparavant qu'un des meilleurs groupes de rock actuel devient essentiel, Doherty/Barat rappelent evidemment les couples mythiques du rock anglais Jagger/Richards, Lennon/McCartney, et comme eux ils nous pondent aujourd'hui un album imparable, une pepite aux 11 titres monstrueux de qualité ("The man who would be king", "What katie did", "The ah ah wall"...), tout sent le classicisme, le respect pour les vieux du rock...Proposant une session de rattrapage sur tout ce que l'Angleterre a fait de mieux en matière de musique, sans pour autant être en extase devant. A vrai dire même les faces B sont excitantes. Quel autre groupe anglais ou même americain est capable de jouer avec une telle classe ? Les Libertines sortent de l'ornière bruitiste du premier album et dans laquelle se vautrent un bonne partie des groupes en "the" pour un disque au son clair et cristallin (même dans son bordel)...Au départ presentés comme la réponse anglaise aux Strokes, les anglais se sont vexés et ramenent ceux-ci au rang d'aimables petits merdeux...
Seulement voila maintenant ils se sont séparés et même si Barat a continué malgré tout à jouer sans son acolyte, Doherty lui nous a sorti de son chapeau les Babyshambles, dont les superbes démos sont disponibles par internet, de même d'ailleurs que les bandes démos de cet album, qui viennent de sortir un single ("killimangiro") que l'on jurerais venu du dernier album des libertines (serait ce lui le plus talentueux ?). Ces mecs la sont bourrés de génie, c'en est écoeurant.
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# Online seit Dienstag, 16. November, 2004 um 06:37

Geändert am Sonntag, 03. April, 2005 um 10:00

Jet - Get born

Jet - Get born
De la même facon que je n'ai pas pu lutter contre le single "Are you gonna be my girl" (le seul qui eut pu rivaliser avec le "Seven nation army" des excellents White Stripes), je ne peux pas contre cette album. JET, du pays des kangourous sauteurs, ne fait pas partie de la vague des rockeurs genre strokes et consorts...mais en fait si...Oui ils reprennent la recette des vieux, c'est du rock&roll bourré de références, mais le jouent avec l'énergie de la jeunesse, et c'est la le truc. En bref voila ce qu'on appeler non pas un bon mais un grand groupe de rock.
Une tartine de AC/DC, une autre de Rolling Stones, un peu d'Oasis pour les ballades, D'Iggy Pop pour "Are you gonna be my girl", je sais qu'ils mangent à tous les rateliers mais ils le font tellement bien, et puis quel autre groupe pourrait me sortir autant de chansons rock aussi flamboyantes que "get what you need", "cold hard bitch", "get me outta here" avec harmonica, clavier, riffs de guitare rock&roll et tambourin ?
En tout une dizaine de chansons envoyées pied au plancher, avec quelques ballades bienvenues pour que j'arrete de sauter et de faire de l'air guitar dans mon salon, une immense sourire de satisfaction sur les lèvres. A leur propos "Rolling Stone" disait qu'il n'avaient pas inventé la poudre mais savaient la faire parler, on ne peut pas mieux les definir.

1 cd elektra (2003)
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# Online seit Mittwoch, 10. November, 2004 um 14:19

Geändert am Samstag, 12. Februar, 2005 um 06:22

Bad Religion report (20/05/04)

On est le 20 mai 2004, je suis devant l'Elysee Montmartre, je ne le sais pas encore mais je vais assister à un concert assez mémorable

Les papys de Bad Religion (40 ans de moyenne d'âge) n'étaient pas venus depuis des années en France, enfin ca je m'en fout, je viens de découvrir bad religion il y a 2/3 mois...Je ne suis pas fan, pas plus que d'autres groupes du genre.
Première constatation : Le public n'est pas très jeune, pas très punk non plus, je ne vois pas beaucoup de cretes qui depassent, je réalise alors la diffèrence entre punk et punk-rock.
deuxième constatation : l'elysee montmartre est vraiment une salle superbe.

Et voila que débarquent les francais de Dorothee Sanchez (qui chantent en anglais...), leur chansons ne sont pas mauvaises mais n'eveillent rien en moi, toutefois chapeau bas à leur guitariste qui a su gérer le cassage d'une corde en pleine chanson...
Et il y a deja du (tout petit) pogo...on est je le rappele à la première partie de la première partie de b.r, et ce début de concert ne brille pas par une franche énergie scènique...déjà un pogo, petit certe (une vingtaine de personnes devant la scène) mais c'est frappant que la foule bouge avant le groupe qu'ils sont venus voir...inhabituel...Je suis curieux de voir la suite.

une demi heure et puis s'en vont, et voila Randy.
La foule se fait plus dense devant la scène, eux aussi étaient attendus, leur prestation est très bonne, les compos sont basiques (eh ! c'est du punk!) mais avec une grosse patate. le chanteur est bien présent, s'adresse au public...Ce n'est pas le premier groupe venu (signé sur le label créé pas b.r. : epitaph), beaucoup d'energie se dégage sur scène et dans le public : le pogo commencé sur dorothee sanchez reprend, mais en largement plus intense, et avec 2 à 3 fois plus de monde. C'est sur, je vais revenir avec des bleus.
Impossible de rester plus de 2 chansons en plein milieu du pogo, tout le monde est en sueur, la chaleur est etouffante, on fait de fréquents allers/retours dans les toilettes pour ne pas se deshydrater.
Randy se finit, je suis déjà crevé.

Et puis Bad Religion fait son entrée.
avec leur allure de vendeurs de chez IBM, la quarantaine bien tassée, le sourire poli, je crois halluciner !
Le public se fait de plus en plus pressant, ca pousse beaucoup derrière...
Ils commencent, on entend peu le chanteur, mais bonne surprise ca tient très bien en live, les cds m'ayant parus bons mais fades.
ils enchainent les anciennes et les nouvelles chansons, et même si on est loin de voir un grand groupe de punk au niveau musical, comme Rancid ou plus ancien comme The Clash, la simplicité tant rythmique que mélodique des chansons ne nuit pas à l'ensemble, c'est fait pour se défouler et c'est réussi.
tout de suite, le pogo et le slam demarrent, c'est monstrueux, il y a des centaines de personnes qui participent, on aura même droit à 2 ou 3 stage-diving avec saut dans le public...le chanteur est présent mais pas très charismatique, le bassiste en revanche est très en forme, tous les deux posent des questions au public et accueillent à bras ouverts un petit chanceux qui est monté par les enceintes du bord de la scène, l'invitant a chanter avec eux.
L'ambiance est incroyable, j'ai jamais vu ca, il y a les monstres de 1,90 m et 120 kilogs qui bougent evidemment mais même les filles de 1,50 m se mettent au pogo et elles sont loin d'être douces ! je fais des dizaines d'aller retour jusqu'au toilettes pendant une heure et demi, le t-shirt trempé, les bras bousillés, le contenu de mon sac à dos est foutu et mes sandwichs partent en lambeaux à l'interieur (je serais obligé de le passer à la machine en revevant).
J'arrive à slammer, c'est génial comme sensation mais mon mètre 80 et mes 70 kilos ne plaisent pas beaucoup à ceux qui me portent, bon point les vigiles sont sympas et attrapent sans violence.

1h30 de concert et 1 rappel. Bad Religion qui parait estomaqué de l'accueil et de l'ambiance et qui nous promettent de revenir, non sans nous avoir confié que c'était le meilleur concert qu'ils aient jamais fait en France (et en exagerant aussi que c'était le meilleur de la tournée ...).
C'est fini, j'ai des bleus partout et je m'en fout. je me lève à 7h00 le lendemain, il est 23h00, je suis crevé, mais heureux.

# Online seit Mittwoch, 03. November, 2004 um 12:52