Bande Originale - Ocean's eleven

Bande Originale - Ocean's eleven
Il y deja peu de critiques a l'égard d'Ocean's eleven...Mais encore moins avec cette BO, à l'artwork très réussi, un modèle de classe qui colle à la perfection au film. David Holmes prend à la fois au jazz, au rock, au funk, au hip-hop, au classique et mélange le tout (au shaker) : Elvis, Perry Como cohabitent avec De la Soul ou Percy Faith and his orchestra...Rien à dire niveau choix, il n'a pas tapé dans les derniers artistes à la mode, il choisit les confirmés...
Volonté de rendre hommage au film original, on retrouve à la fois de la musique 60/70s et des titres resoluments modernes avec de discrets apports d'instruments électroniques qui se marient à merveille avec le jazz version 60.
Les dialogues samplés, des interludes, ménagent le passage d'un titre jazzy posé à un morceau endiablé. Tout s'écoute avec fluidité, impossible de resister à la classe et le cool des chansons, c'est tout simplement divin pour danser, bouger, claquer des doigts. Subtil et genialement rythmé (les lignes de basse!...). La classe.
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# Posté le jeudi 20 janvier 2005 08:28

Modifié le lundi 14 février 2005 15:16

Prince - The Rainbow Children

Prince - The Rainbow Children
Avec comme première chanson un titre jazz très posé, Prince étonne, je ne connaissait rien de lui jusque la mais sa reputation était celle de "prince du funk", alors ?...Puis vient la voix caverneuse et sourde qui va servir de fil conducteur à une histoire assez foireuse (où il est question de dieu, des hommes, bref la routine...) la tout de suite on se demande dans quoi on est tombé. L'album parait indigeste et l'écoute de la chanson suivante confirme cet idée, c'est donc ca le "genie" qui est adulé par des millions de fans fidèles depuis les années 80 ? Mmm...
Et puis insidieusement, alors qu'au départ on a l'impression d'être balloté dans tous les sens, d'un style à l'autre, tout se met à gonfler, à prendre corps après quelques écoutes, jusqu'a ce qu'on réalise à qui l'on a affaire.
C'est un festival de talent, de couleurs musicales, avec un artiste réellement surdoué (multi-instrumentiste), inspiré, qui se place comme le chef d'orchestre d'un ensemble cuivres-basse-batterie parfait. Comme si après des années dans l'ombre, Prince voulait montrer de quoi il peut être capable, et donner du plaisir à son public, lui mettre le feu au cul. "The Rainbow Children" est un album explosif, d'autant plus que sortir un album comme celui la était risqué (du funk en 2001...) : construit, classique dans son fond mais pas prémaché, on passe du bon vieux funk survitaminé ("the work Pt1") à des ballades magnifiques, toujours avec finesse et classe, pour arriver enfin à "The Everlasting Now" et ses 8 minutes de bonheur. Funk U!
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# Posté le mercredi 12 janvier 2005 14:21

Modifié le dimanche 20 février 2005 09:00

Noir Desir - Dies Irae

Noir Desir - Dies Irae
1h30 de bonheur, de rage et d'incandescence. En resumé ce CD live (tournée 1993) n'est pas le genre de truc qu'on peut écouter passivement et à petit volume.
On envie ceux qui ont assisté à un de leur concert, pour l'experience qu'ils ont du vivre. Non seulement Noir Désir était le seul groupe qui ait su se forger une identité, une marque de fabrique non pas originale mais passionante, mais la rage et cette chaleur qui se propagent de ce disque jusqu'a l'auditeur est unique; entre les guitares sur le fil de Serge Tesso Gay et le chant hurlé toujours au bord de la rupture de Cantat, les 4 semblent près à tout donner au public comme si leur vie en dépendait (Cantat aura en effet à la fin de cette tournée tout donné : voix bousillée).
la musique est posée comme un voile pudique sur les textes de Cantat, sublimant son écriture, qui fonctionne par évocations, il suggere, procède par touches delicates comme un peintre, pour mieux apporter à ses textes une densité, une noirceur, une puissance d'évocation. Et laisse le soin à l'auditeur de se depetrer avec leur sens. Tandis que ses 3 acolytes tissent autour une ambiance.
Se faire (farcir ?) les 2 cds à la suite en écoute attentive n'est pas très facile, comme lors d'un vrai concert on décroche à certains moment, et lorsque l'on voit le bout du deuxième disque c'est avec soulagement, à genoux. Mais c'est peut-être le prix à payer pour effleurer ce que devait être Noir Dez en concert. Dies irae, le jour de colère...Au moins le nom n'est pas volé.
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# Posté le lundi 10 janvier 2005 14:21

Jane's addiction - strays

Jane's addiction - strays
Tandis que certains attendaient febrilement sa venue depuis 10 ans, cet album je l'ai découvert un petit peu par hasard (comme beaucoup d'albums en fait)...Jane's Addiction ca ne me disait strictement rien jusqu'à l'été 2003. Par contre une fois que j'ai mis la main dedans j'ai franchement eu du mal à m'en defaire...
Même si franchement certaines chansons sont merdiques, il y en a a peu près 6 ou 7 qui vous arracheront des rales de plaisir, le son y est parfait (et c'est un peu le point fort, la puissance sonore est remarquable, parfaitement étudiée et montre une cohésion parfaite du groupe), les solos intelligents et les riffs devastateurs abondent, et putain quels riffs...Dave Navarro (qui avait officié au sein des Red Hot pour "one hot minute") est vraiment fabuleux, je ne dit pas fabuleux à la légère : un mec qui te sort des trucs du genre de "wrong girl" ou "suffer some" ou surtout surtout surtout "the riches" moi je l'aime tout de suite. L'album a une légère touche électro assez inédite dans ce genre de groupe mais loin d'être désagréable, le son (du guitariste, du bassiste et la voix du chanteur...) est très largement trafiqué, la batterie est un peu releguée au second plan, mais en fait peu importe vu la trempe des chansons...
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# Posté le jeudi 16 décembre 2004 15:40

report the Noise Conspiracy + colour of fire. Le trabendo 8/11/04

report the Noise Conspiracy + colour of fire.  Le trabendo 8/11/04
Après avoir raté les Libertines, et avant -M- le 26, il me fallait encore un autre concert cette année,
merci donc France inter de m'avoir fait decouvrir The (international) noise conspiracy (enfin leur dernier album "armed love") par leur morceau "black mask", excellentissime (en fait leur meilleur) . Qu'est ce qu'on est en droit d'attendre d'un tel groupe de communistes revolutionnaires suédois (!) qui aux dires de nombre de personnes explose litteralement en live ? Beaucoup de bien, un gros concert.
Qu'est ce qu'on peut en dire après coup ? ...

Comme d'habitude la tension, l'excitation monte lorsque je me retrouve devant les portes du trabendo. Salle tout petite, scène à 30 cms du sol, mini-fosse...stand de merchandising (d'un groupe communiste...) et public feminin très agréable à l'oeil qui se presse devant la scène pour COLOUR OF FIRE. Accueilis sous les cris, les deux leaders semblent aimer les minettes, le premier ressemble à Adrian Brody qui aurait un mur de cheveux sur le visage, le second...maigre, sans épaules et avec un grand cou est pour le moins surprenant physiquement. D'ordinaire je ne me serais pas attardé sur son physique mais son t-shirt (God made me beautiful) et son attitude me fait changer d'avis. Pourquoi est il obligé de nous assener un sourire niais et le recoiffage toutes les 30 secondes pour faire hurler les filles conquises d'avance ? Pourquoi le lourdeau de bassiste qui joue sans nuances, en taillant dans le gras, eructe-il sur son instrument ?
Passons sur la musique, ils semblent content d'être la, les fans aiment, je dodeline machinalement de la tête et applaudi poliment. Ils ne sortiront pas du lot mais ne sont pas désagréables.

Demontage. Remontage. Mon voisin fait une chronique frénetique du concert, me faisant remarquer qu'ils n'ont pas de setlist et n'ont pas fait de balance.
On installe les bannières rouges reprenant l'artwork (très réussi) de l'album, les filles qui étaient la seulement pour Colour s'en vont (merde!) me laissant le devant de la scène pour moi tout seul (malheureusement mon ami n'a pas eu cette chance, mais étant donné la taille de la salle je ne risque pas de le perdre) et tout de noir vetus ils arrivent, sautent sur leurs instruments et commencent d'emblée par "black mask", énergiques dès le départ malgré un son pourri qui va foutre tout ce concert en l'air. Leur jeu de scène est impressionant et rien que pour voir cela ca valait le coup de venir, le chanteur danse avec beaucoup de style rock&roll et joue avec le micro et son pied, se servant du premier comme d'un lassot, il saute, hurle, le guitariste aussi, la sueur coule dès les premières minutes de leur côté, mais les chansons (gachées par le son qui masque le clavier et le chanteur) n'entrainent pas le public, deja pas nombreux.
Tout Armed love y passe ainsi que quelques chansons "classiques" de leur repertoire. Le Show est rodé, concis, leur style est génial, des poids sauteurs habillés au couleur de l'album (rouge) qui donnent un spectacle visuel incroyable plus qu'un vrai moment de bonne musique.
Pas convaincu je garde le gout amer du rendez-vous manqué, où la deception fut à la hauteur de l'attente...mais aussi un bruit persistant dans mon oreille (malgré mes boules quies) qui m'aura terrifié pendant quelques heures.
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# Posté le jeudi 16 décembre 2004 06:59