Friday party 2 - le gibus, le retour.

Changement de public pour la seconde édition des friday night, exit les looks 60s/Revival rock comme ceux de la semaine dernière (bon il en reste quand même mais pas beaucoup...) celui-ci est beaucoup plus familial, et beaucoup plus nombreux : du coup ce qui était il y a une semaine un raout entre habitués devient un espèce de concert hybride, pas tout à fait pro avec vigiles partout mais loin de l'esprit "je viens je me pose" de la première édition, en clair on passe par une case débile de vestiaire hors de prix, petit surprise mesquine...
Mais cette soirée c'est l'affiche de loin la plus alléchante du festival, A.S Dragon et la fameuse Natasha, The Parisians "heritiers" des Libertines, et des petits nouveaux sous le nom de Little Fury. On commence doucement avec Little Fury, avec une touche feminine à la basse ca fait toujours plaisir, mais malheureusement le groupe porte mal son nom : une toute toute petit furie et l'impression désagréable d'avoir affaire à des morceaux collages des toutes leurs influences, même si on passe un bon moment quand même on attend surtout la suite.
Les Parisians pour ceux qui l'ignorent sont des potes des Libertines, ils en ont le look, mais à vrai dire on l'aurait deviné tout de suite leurs chansons sont comme des inédits de luxe des Libertines, alors forcement c'est le pied, même si le concert commence doucement les 6 derniers morceaux sont un moment terrible musicalement et physiquement où la fosse est en ébulition et où on l'on fait plus gaffe a faire slammer les gens qu'à écouter les morceaux...Bref du très bon, malheureusement pourquoi le groupe ne parle pas ? On les croirait en roue libre en train de bosser plus que de prendre leur pied, leur morgue est assez chiante, c'est dommage de ne pas communier avec le public plus que ca...
A.S Dragon débarque et va livrer d'un coup un set impeccable (mais trop court pour que le groupe s'envole, tout est du même niveau) c'est l'occasion de verifier de visu que Natasha mérite quand même son statut d'icône, elle prend ses poses lascives, chante comme une possédée, pendant que derrière les 4 musiciens assurent une musique impeccable : l'ambiance est forcement très chaude, tout le monde est venu pour eux quasiment, alors quand Natasha part en slam c'est la folie pour la toucher. Mais A.S Dragon est plus qu'un groupe rock, c'est surtout de la pop un petit peu vaporeuse (sur disque au moins...), très musicale (les morceaux sont très très riches), qui se faufille et s'entremèle avec des textes superbes (mais durs à discerner ici, même si le son était plutot bon)...Ouf maintenant excusez moi je vais me reposer de tout ca.

# Online seit Samstag, 17. September, 2005 um 06:27

Rock'n'roll party - le gibus 9/09

Rock'n'roll party - le gibus 9/09
La soirée à peine finie, j'ai déjà empoigné le stylo pour en faire couler le plus vite possible avant d'oublier les impressions que j'ai eu tout au long (avant, pendant, après) de ce triple concert à prix cadeau (5 euros). Pendant 4 vendredis de suite, le Gibus va se transformer en temple du bon gout rock'n'roll, avec les prophètes de rock'n'folk (Manoeuvre et les autres) et les adeptes aussi intransigeants que leur journal favori, l'interêt est aussi bien dans les groupes que dans l'idée de toucher, d'effleurer plutôt, cet esprit d'intellectuels du rock : ce soir là comme le gibus est un petit club sombre on le dirait reservé à une élite (et c'est le cas, à travers tout ca on devine les fils à papa, et la jeunesse qui a une certaine aisance financière que moi je n'ai pas), des (pseudo) marginaux qui se réunissent entre eux pour exhiber les vestes en velours (cotelé ou non) et l'attirail du fan des Libertines et des Strokes parfois ridicule, mais aussi des encyclopedies vivantes du rock, capables de citer en vrac Iggy, les Stooges, les compiles nuggets, les Sex Pistols, et des groupes obscurs mais élévé en mythes par r&f...
La même logique côté filles, mais là pour moi c'est déjà beaucoup plus fascinant : des visages fins, délicats, de petites poupées toute droit sorties des 60s, un petit air naïf ô combien sexy, de grands yeux clairs, la petite frange à croquer. De vraies égéries en puissance, des clones sublimes (mais des clones quand même...) de Francoise Hardy, évidemment dans la pénombre, les clairs-obscurs du club, tout cela prend une dimension beaucoup plus symbolique, quasi mystique, sexy à souhait, on se croirait dans les albums photos des groupes mythiques avec les images enfumées et obscures. Mais parlons musique :
Après être venu sur scène nous souhaiter une bonne soirée, saint Philippe Manoeuvre laisse sa place aux Shades (ils sont 4), qui comme tous les groupes de ce soir sont francais, font du rock'n'roll, sont jeunes (+/- 18 ans) et travaillent le look : malheureusement pour eux on n'entend qu'un brouhaha assez penible, d'où la voix du chanteur peine serieusement à s'extirper. Même si vers la fin les morceaux sont plus maitrisés, ils peinent à se demarquer les uns des autres sans mélodies vraiment significatives, ni schéma rythmiques originaux. Ce groupe reste l'anecdote de la soirée. Chapeau bas qd même au batteur qui saigne du nez en plein morceau, rock'n'roll attitude...
On pouvait cependant rêver pire comme ouverture, mais les Brats (trio) qui arrivent vont douloureusement les enfoncer : là on touche le bon, guitare vintage et frontman charismatique, une veritable boule de nerfs, physiquement massive, épiléptique sur sa guitare il délivre une série de morceaux impressionants de maitrise et impressionne par une présence vraiment pas commune...Côté morceaux je ne me rappele honnetement de rien si ce n'est cet esprit plus blues cradingue que rock, ces solos habités. Bref valeur à suivre...Et en plus il chante en francais, comme The Naast, qui vont encore faire monter la pression...
The Naast, comme tous les groupes de ce soir ne SONT PAS une énième ressucée des Libs, ils chantent en francais, ont un clavier, un look, du charisme et des chansons. De vraies bonnes chansons, avec des choeurs et des refrains immediatement assimilés. Quand à la présence scénique elle est excellente, Gustave (le leader) ne tient pas en place et se déhanche malicieusement, et les autres (voir le look du clavier!) ne sont pas là non plus pour rester statiques et transparents...L'ambiance est à son comble, et il y a de quoi : c'est rock'n'roll dans l'attitude mais surtout c'est des motherfucking songs. Ceux là sont vraiment partis pour aller loin, à 17 piges avoir un groupe pareil je les envie...

# Online seit Samstag, 10. September, 2005 um 06:34

Geändert am Samstag, 10. September, 2005 um 12:02

Haggenda Conssert et sites à voar

Haggenda Conssert et sites à voar
C'est aussi la rentrée pour les concerts rock hype, et là grâce à Rock&Folk c'est carrèment la fête : Tous les groupes francais hype sont là, l'occasion rêvée de découvrir les Naast, Brats, HushPuppies...Ca donne faim. Merci Philippe Manoeuvre, et tout ca pour 5 euros 3 vendredi de septembre de suite au Gibus, sur on fonce.

Et puis aussi un concert gratos à la Loco pendant qu'on y est le 25.

Aller pendant qu'on y est 2/3 petits sites sympas qui parlent de musique et qui en parlent même très bien :
xsilence.net , sur toute la bonne scène rock j'ose pas dire "indé" pour pas faire fuir, tout le monde participe aux chroniques et le fait bien, sans élitisme débile.


photosandgigs , site de photos de beaucoup de concerts et de beaucoup de bons groupes, ce genre de site ca se range précieusement dans un coin, les photos sont belles, nombreuses, et ca c'est trop rare.

foutraque.com , un petit peu trop élitiste par moment mais plutot pas mal, chroniques de concerts, de dvd, de disques...

Sophie jarry, photographe rock , photos très belles de tous les groupes rock récents ou pas, c'est très beau.

# Online seit Freitag, 02. September, 2005 um 14:05

Geändert am Samstag, 29. Oktober, 2005 um 08:31

Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band - Les Beatles

Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band - Les Beatles
D'habitude j'évite ce genre de trucs faciles, mais là vraiment ce disque est un grand disque du plus grand groupe de tous les temps, les Beatles. Facile comme intro non ? La phrase qui assome une bonne fois pour toute...Bon alors "assomer avec une phrase magistrale" c'est bon c'est fait...
Il y a dans "Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band" 13 chansons, et pas une seule de mauvaise, mieux : que du très très très grand, des chansons "pop" - ca explose - parfaites (mélodies immediates, fin et distingué...British quoi), imparables aussi bien dans le fond (j'imagine ca joué sur une acoustique sans problème), que sur la forme (et c'est plus pour ca qu'elle vont traumatiser Brian Wilson), elles passent dans une moulinette magique : instruments partout, effets omniprésents, du re-recording, des bandes à l'envers, un travail MONSTRUEUX sur les arrangements et le son (merci George Martin). Musicalement de "Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band" à "A day in the life", on passe par tous les styles possibles, les arrangements les plus étranges, et les plus inattendus (le trip "Within You Without You" avec sitar). Evidemment chacun la dedans trouve SA chanson, moi ca se joue entre "Lovely Rita" (ligne de basse incroyable comme toujours avec le McCartney), "She's Leaving Home" et "Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band". Alors c'est ca un album psychédélique, un festival bordélique ?

PS : A quand de vraies rééditions, dignes, les livrets avec marqué "le compact disque offre la meilleure restitution sonore possible..." ont vécus, autant reprendre les vinyles sinon. Autre chose Paul, au bout de 30 ans la disco des beatles pourrait êtremoins chère, moi je m'en fout je te copie, sans arrière pensée : mes parents ont déjà casqué une fois ca suffit, ils ont gardé leurs 33'.

# Online seit Donnerstag, 01. September, 2005 um 14:11

Geändert am Donnerstag, 08. September, 2005 um 13:51

Babyshambles encore...

On l'entendait déjà depuis longtemps dans des versions live deguelasses, mais cette fois "fuck forever" a bien été enregistrée et est sortie en single. Ah mais non ne vous rejouissez pas trop vite, c'est du crade maitrisé, du bordel organisé, produit, Doherty est aidé dans la version qui passe à la radio : par des guitares demultipliées et par des choeurs sur le refrain pour masquer sa voix un peu trop pourrie sur les bords. Aller surfons ensemble sur la vague du revival du héros sexy, drogué, bientot coulé dans le marbre de la respectibilité rock'n'roll...
Bien sur on suit tous le récit excitant des conneries de Doherty - rock'n'folk a même son "doherty watcher" tous les mois - mais ca devient pathétique, même pour moi qui n'ait jamais été un fan de le première heure.

# Online seit Dienstag, 30. August, 2005 um 15:55

Geändert am Donnerstag, 08. September, 2005 um 14:05