Eastpak introduce his winter collection 2005-2006.

Eastpak introduce his winter collection 2005-2006.
A vos Eastpak !
[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Mittwoch, 26. Oktober, 2005 um 11:54

Serge Gainsbourg - L'histoire de Melody Nelson

Serge Gainsbourg - L'histoire de Melody Nelson
"Ca c'est l'histoire de...Melody Nelson" ...Melody Nelson, histoire alambiquée, le souvenir d'une fille, trop naîve pour être crédible mais dont Gainsbourg s'entiche alors qu'elle n'était sortie de nulle part (il la rencontre en la renversant avec sa Rolls). Au dela des textes magnifiques et des rimes malignes, une histoire murmurée par un Gainsbourg qu'on imagine facilement écrire ca de nuit, un cigare à la main, dans un nuage de fumée, assis sur le lit d'une chambre d'hotel crasseuse.
Mais tout ce qui compte en fait pour être frappé par Melody au départ c'est l'écrin musical : les arrangements de cordes superbes, grandioses, de Jean Claude Vannier ("La valse de Melody"), des envolées sur des chansons toujours belles, d'abord légères sur la première face du vinyle. Après ca, deuxième côté plus cru, plus bancal, à coup de guitares distordues...Atmosphère de blues profond, quand il parle de Melody comme d'un souvenir : une basse en plomb, un piano de bar, et subitement l'orchestre qui va donner encore plus de puissance à cette mélancolie. Au fil des chansons, l'orchestre laisse de plus en plus la part belle à ce duo basse-guitare au son dégoulinant. Pendant que Gainsbourg s'enfoncant dans un murmure rauque, raconte l'histoire de cette fille, d'abord aveuglé par le souvenir - vécue d'abord comme un paquet tombé du ciel, elle devient la promesse d'une multitude d'histoires et de conneries, pour finir sur une note plus tragique. Il raconte ca comme n'importe quel vieux bluesman, ironique et triste. Tout ca est de plus en plus asphyxiant, pesant, mais à la fois fascinant parce qu'il y a à dire et à penser de cette histoire, il faut en passer par toutes ses facettes et tous les sentiments vécus, de haut en bas sur l'échelle du moral, se laisser guider par Gainsbourg. Comme n'importe quelle histoire un peu glauque vers la fin, on n'en sort pas vraiment bien mais on ne peut pas s'empecher d'écouter, jusqu'au bout, avec le sentiment un peu étrange d'avoir penetré l'intimité de Gainsbourg.

# Online seit Sonntag, 16. Oktober, 2005 um 08:08

Bumcello

Bumcello
Le musicien le plus fascinant que j'ai jamais entendu est un violoncelliste issu du conservatoire...Un violoncelle electrifié dans les mains et jouant sans cesse avec le principe du sample, Vincent Segal joue d'un seul instrument physiquement mais ce qu'on en entend sortir c'est bien pele-mêle de la basse, les rugissements de la guitare électrique, les glissés et les staccatos du violoncelle. Melés aux percussions folles de Cyril Atef, it's Bumcello : groupe d'impro totale qui aime la bonne musique, inutile de faire la liste, c'est musicalement très élaboré mais on n'en sort pas indemne, les musiciens comme les autres.
je vais encore aller verifier ca en novembre à la maroquinerie.

# Online seit Samstag, 15. Oktober, 2005 um 13:45

Geändert am Samstag, 15. Oktober, 2005 um 14:35

The Clash - the clash

The Clash - the clash
Il est grand temps de rendre à certains punks, et ici donc aux Clash, tout le mérite musical qu'ils peuvent avoir, d'accord le son est pourri, crade, brut, les chansons simples, les rythmes basiques , et le chanteur semble gueuler en postillonant dans son micro (si si ca s'entend) mais derrière tout ca, derrière l'image débile "on est punk, on s'en fout" il y a une réalité musicale, des putains de bonnes chansons avec des mélodies à la ligne claire, des riffs et des lignes de basses admirables. L'attitude ok, mais pas seulement, d'ailleurs pourquoi on s'en rappelerait de ce groupe sinon ? Chansons éternelles d'abord comme "I'm So Bored With The USA", "White Riot" ou "Janie Jones" qui cachent un album en forme d'autodafé de toute la musique de l'époque, un vrai feu de joie autour des cadavres des groupes anglais mythiques, on les piétine mais au fond on sait bien tout ce qu'on leur doit - et tout ca dure jusqu'au bout de la nuit, sans répit, une succession de trips de moins 3 minutes jusqu'à cette reprise reggae qui cloture l'album "doucement" : "Police & Thieves" . Au reveil de cette orgie c'est mines grisatres et dur retour à la réalité où l'on sent que c'était trop, trop de choses avalées en trop peu de temps, et pas toujours toutes aussi bonnes les une que les autres. Ca dissuade d'y revenir tout de suite, mais dans la tête ca n'a pas fini de cogiter, particulièrement sur cette chanson : "London's Burning", l'emblème de cet album, toujours près à exploser 30 ans après.

# Online seit Freitag, 23. September, 2005 um 12:50

Sinclair - la bonne attitude

Sinclair - la bonne attitude
J'aurais pu trouver des dizaines de raisons de rabaisser Sinclair, tout joue contre lui : il fait du funk en francais, est le "fils de", produit ses albums à grands coup de ProTools et prêche la "bonne attitude" (pas la "positive attitude" attention!) au lieu comme tout le monde de s'appesantir sur sa vie de trentenaire et ses galères. Je pourrais faire une liste conséquente de tout ca, sans interêt : le fait est que ce mec chante delicieusement bien, et pond des chansons irresistibles, des bombinettes soul-funk jouissives. L'occasion de parler d'un album majeur, non pas un "album majeur de Sinclair" mais un album majeur dans ma vie musicale (par ricochet il m'aura ouvert les portes vers Prince et Sly), comme le sont ceux de -M-, où Sinclair fait parler la poudre à chaque chanson, avec le sourire.
"La Bonne Attitude" peut ressortir demain, il est absolument irrésistible : élegant, racé, avec une production irréprochable et des invités prestigieux (Manu Katché, Boom Bass...), des textes simples aux refrains accrocheurs. La seule erreur en fait de Sinclair est d'être né francais, c'est à dire dans un pays où il est catalogué varieté. La faute à ces singles assez simplistes, jouissifs, armes de matraquage massif assimilables à la première écoute et qui ont squattés les ondes pendant trop longtemps, comme tous les singles qui se respectent "Ensemble" et "Si c'est bon comme ca" masquent un album largement plus riche et plus intelligent, où se cotoient entre autres claviers ("soleil de marseille"), choeurs, cordes et delicieuses lignes de basses, un vrai mur du son (exemple le plus flagrant dans "soul lover") qui prend en live une dimension largement supérieure ("Mon Idole" inécoutable en disque après) où les guitares rugissent et où l'on réalise que Sinclair est surtout un grand chanteur : c'est la dessus que reposent ses chansons, sur un talent évident pour donner à ses textes (à la frontière entre raconter des histoires, et imprimer des sentiments) l'ampleur et l'énergie dont ils ont besoin. En bref voila quelqu'un qui est capable de vous aveugler totalement de bonne humeur, à coup de décharges musicales. Pas possible de ne pas avoir envie de chanter ou de danser.

# Online seit Dienstag, 20. September, 2005 um 09:28

Geändert am Mittwoch, 21. September, 2005 um 07:50