white stripes report (1/02/04)

Voila ce soir après 3 heures d'attente je vais voir le groupe rock
le plus réputé du moment : 2 personnes, 2 fous géniaux dont j'attends plus
qu'un concert ordinaire.
Je pense aujourd'hui pouvoir donner la définition du mot "déflagration": moi,
tout devant la fosse, a 3 mètres d'eux, ils ont un look d'enfer, et tiennent
la scène comme c pas possible, rien a jeter dans le show, pas d'artifices
pas besoin, juste du son.
Jack joue comme un fou sur sa guitare, ses cheveux lui recouvrant le
visage, elle frappe comme pour réveiller les morts, pieds nus, ils semblent
tous les deux dans un état second, moi aussi, et les géniales envolées de
guitare mettent tout le monde d'accord. C'est fort, c 'est puissant, le public
suit, et moi j'exulte, je transpire, je saute, je hurle a me bousiller la
gorge.
Je m'explose les genoux sur les barrières mais je m'en fout, ils me
défoncent les tympans je m'en fout aussi, ce soir la j'ai eu
l'impression d'entendre le meilleur concert de ma vie, dur
de s'empêcher de faire de l'air-guitar et de l'air-battery après ca, de ne
pas sourire dès qu'on me dit "White stripes" ou "concert", dur de sortir du
Zénith et d'aller se coucher...et surtout de résister a la tentation
d'acheter le sacro-saint t-shirt évidemment hors de prix. ils m'ont eu.
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# Posté le mercredi 03 novembre 2004 11:07

Modifié le mercredi 10 novembre 2004 14:20

Queens of the stone age - Songs for the deaf

Queens of the stone age - Songs for the deaf
D'emblée la pochette semble prevenir (rouge sang avec la fourche) que l'on va se prendre plein la gueule. De la difficulté d'écrire, de décrire les sensations qui prennent les tripes et font frissoner à son écoute, comme un bloc de métal qui sort du feu, ce disque est en fusion.
Dense et sous tension, l'atmosphère de "Songs for the deaf" est oppressante, une chape de plomb prète à nous tomber dessus ("the sky is fallin"...). Les queens of the stone age sont remarquables, jouant avec nos nerfs tout au long du disque sans jamais nous laisser de vrai répit, même quand on croit entrevoir le bout, qu'on savoure un break, c'est pour mieux nous assomer par la suite avec une rythmique et des riffs plombés, et leur melodies beatlesiennes.
Remarquables chacuns dans leur domaine, Nick Oliveri, Dave Grohl, Josh Homme et Mark Lanegan marchent main dans la main, leur musique est un bloc qui defèrle sans laisser aucune chance. Ca ne ressemble à rien de connu, surtout pas à ce que faisait les queens avant, les riffs sont monstrueux, tout est parfaitement en place mais sur le point d'exploser à tout instant, et pendant ce temps la Dave Grohl assome avec sa rythmique en acier plombé (l'intro de "a song for the dead").
Tout l'album repose sur cette puissance monstrueuse, cette science de la construction d'une chanson mais aussi sur le talent incroyable à faire des mélodies que ni les beatles, ni les kinks n'auraient renié, elles sont triturées, modifiées de toute les facons possibles mais elles sont la. De quel autre groupe de métal pourrait on dire la même chose ?
Si l'on pourra sortir de l'album quelques titres ("no one knows", "go with the flow", "another love song") et quelques riffs bien sentis, ou parties de basses et de batterie, les dissocier du reste serait vraiment foutre en l'air le disque parce que oui, cet album est une merveille, ce groupe est insurpassable, on se prend en plein dans la gueule un déluge sonore sans concurrent, dont on sort fatigué, mais plein d'un étrange sentiment de bonheur.

1 cd interscope
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# Posté le mercredi 03 novembre 2004 10:42

Modifié le samedi 12 février 2005 06:21

Josh Rouse - 1972

Josh Rouse - 1972
C'est dingue ce que la bibliothèque m'aura fait découvrir comme artistes, souvent de ceux que je n'aurais jamais écouté autrement.
Cet album -bien accueili par la critique- était reconnaissable à son graphisme et son concept (assez casse-gueule), faire un disque qui aurait pu sortir en 1972, année de la naissance de Josh Rouse.

Tout dans la partie instrumentale a été minucieusement travaillé avec des instruments vintagisés, concept qui peut souvent nuire mais...Non. Une collection de bonbons acidulés, de pop-songs douces et posées qui (je l'éspere) ne passeront surement pas sur la playlist d'une radio de supermarché, de la musique insouciante, charmeuse où la guitare est légère et effacée comme tous les instruments (wurlitzer, fender rhodes...) qui sont utilisées à bon escient.
La basse ronronne (ronfle parfois funky sur "come back (light therapy)") et les choeurs portent la voix chuchotée de Josh Rouse sur ce qui pourrait devenir des petits classiques ("love vibration", "james", "come back (light therapy)") et des perles folk ("sparrows over birmingham").
Pas de pretention dans les textes, légers, à l'image de l'artwork (bleu jaune et orange avec les symbles typiques 70s) qui correspond parfaitement à l'etat d'esprit qu'on a en écoutant ce disque. Ca rappele l'été, mais un été nostalgique, l'image de l'été summer of love de la fin des années 60.
Rafraichissant comme une glace sous un soleil de plomb, cet album gelé en 1972 que l'on va faire fondre dooooooucement pendant l'hiver...


1 cd + 1 dvd rykodisc (8/2003)
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# Posté le mercredi 03 novembre 2004 10:39

Modifié le samedi 12 février 2005 06:21